MATERNAGE ET PATERNITE
Posté le 04.08.2006 par steflisa

Au nom des mères ...
Qui luttent pour leurs enfants et se battent envers et contre tous pour leur offrir une vie la plus douce, la plus tendre, la plus aimante et la plus rassurante possible ...
Qui acceptent parfois de vivre leur maternité au détriment de leur féminité ...
Qui imposent parfois aussi à leur entourage des choix qu'il ne comprend pas ou ne veut pas comprendre, qu'il condamne et qu'il juge ...
Qui se battent au quotidien pour maintenir un équilibre précaire dans une société qui ne prend pas suffisemment en compte les vrais besoins des enfants ...
Qui se sentent parfois seules au monde face à l'adversité, à l'hostilité et à la sacro-sainte majorité ...
Soyez fortes, courageuses, confiantes ...
Tous ces moments que vous donnez aujourd'hui à votre ou vos petits n'ont pas de prix !
Ils les rendront plus forts, plus sereins, plus confiants !!!
L'homme s'emploie à contrarier la nature et la nature lui fait et lui fera payer en retour ses erreurs bien au-delà de ce qu'il peut imaginer ...
Alors si votre nature profonde de mère vous souffle que votre place est auprès de la chair de votre chair laisser vous guider et battez-vous pour elle ... c'est le bonheur de ce qui est pour vous le plus précieux au monde qui en dépend ... n'en déplaise à tous ceux et toutes celles qui veulent vous influencer, vous "conseiller", vous faire changer ...
Cela peut faire mal, cela peut vous déchirer de l'intérieur, cela peut vous sembler insurmontable ... mais vous avez cette force en vous ...
De tout mon coeur je vous soutiens, de tout mon coeur je suis à vos côtés, dans mon combat pour l'amour de ma fille, et je vous le promets, nous leur prouverons que l'on peut y arriver !!!
Des milliers de pensées d'amour à la prunelle de vos yeux ... leur bonheur effacera vos larmes et balaiera vos doutes et vos incertitudes ...
Au nom des mères du monde entier qui ont choisi de donner le meilleur d'elles-mêmes ...
Au nom de la Vie ...
Au nom de l'Amour ...
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Posté le 16.07.2006 par steflisa

Sujet du dernier "C'est quoi l'amour ?" vendredi 14/07/06 à 23h15 :
L'AMOUR MATERNEL ...
Avec entre autre pour invité et soi-disant spécialiste de la petite enfance un pédiatre ou pédo-psychiatre, je ne suis pas certaine, que j'avais malheureusement déjà eu l'occasion d'entendre parler il y a quelques semaines dans l'excellente émission des "Maternelles" sur la 5 ...
Dans le genre monsieur je sais tout et je détiens la vérité absolue en matière de maternité on ne fait pas pire !!!
Il m'avait déjà fortement énervé la première fois mais là c'est inimaginable à quel point j'aurais souhaité être sur le plateau pour lui poser quelques questions ...
Avant de se permettre de donner de soit-disant conseils à qui que ce soit dans quelque domaine que ce soit encore faut-il être sûr de s'y connaître vraiment !!!
Et ce monsieur je sais tout semblait soi-disant s'y connaître en matière de maternité, c'est nouveau ça, depuis quand les hommes sont mieux placés que nous les femmes pour comprendre nos enfants ? pour connaître leurs réels besoins intimes et vitaux ? pour veiller à leur bien-être autant physique qu'affectif ?
Plus particulièrement les premières semaines et les premiers mois ... voire même les premières années ...
Depuis quand ?
Que sait-il de la relation mère-enfant qui se noue déjà inexpliquablement et fusionnellement alors même que le petit grandit dans notre corps ...
Que sait-il de nos bouffées d'amour, de nos émotions, de nos vibrations mutuelles ?
Que sait-il de la magnifique épreuve de l'accouchement ...
De ce dont nos corps, nos coeurs et notre mental sont capables de mettre en oeuvre pour faire venir au monde ce petit être ?
Que sait-il de ce que ressent une mère qui allaite, les yeux plongés dans le regard de son enfant ...
Que sait-il du bonheur de dormir contre lui, de sentir son odeur, d'entendre son souffle rassurant, de veiller à ce qu'il n'ait ni trop chaud ni trop froid, d'être à l'écoute de ses pleurs pour le soulager au mieux, au plus vite, avec des gestes et des mots qui le rassurent, qui le réconfortent, qui le bercent et le rendorment dans la sécurité et l'assurance que la personne qui lui est le plus chère et le plus indispensable au monde veille sur lui jour et nuit ...
MAIS QU'EN SAIT-IL DE TOUT CA ?????????????????????
Je lui aurais volontiers demandé à ce monsieur je sais tout qui estime que l'enfant doit être mis le plus rapidement possible dans des situations de manque, de frustration, de peur, de souffrance ... pour son bien ! Pour qu'il devienne vite autonome, en gros pour qu'il fiche vite la paix à papa et maman, papa surtout d'ailleurs, pour que monsieur puisse avoir de nouveau sa femme à lui et rien qu'à lui ...
On croit rêver ! Ou plutôt être en plein cauchemar éveillé ... mais attention, c'est un spécialiste de l'enfance qui nous parle ...
Alors je vais rester polie et vous laisser imaginer tous les doux noms d'oiseaux qui me viennent à l'esprit ...
Mais tout de même ... comment peut-on prôner avec autant de conviction mal placée que nos enfants s'ils veulent être forts plus tard doivent en baver le plus tôt possible ??? Personnellement, ça me dépasse !!!
D'autant plus qu'à l'arrivée c'est parfois et malheureusement assez souvent l'inverse dans des proportions plus ou moins importantes qui se produit ...
Avec des adultes mal dans leur peau d'avoir été éloignés si vite et si longtemps du corps, de la chaleur, de l'amour charnel de leur mère ... sans parler des terreurs d'abandon complètement imcompatibles avec ce que nous sommes ... à savoir des mammifères !!!
A-t-on déjà vu une mère singe -nos proches cousins au passage- décider que son bébé devait se passer d'elle la nuit pour qu'elle puisse dormir "en paix" ???
C'est un tel non sens d'un point de vue purement biologique que n'importe quel spécialiste vous dirait que cela aurait des répercussions dramatiques sur le développement physiologique et psychologique du petit primate ... de nombreuses expériences ont d'ailleurs malheureusement été faites dans ce domaine et c'est flagrant !
Il n'y a bien que les humains pour se comporter de manière aussi cruelle et saugrenue avec leurs touts petits ... n'en déplaise aux pères qui sont les premiers à vouloir que la maman se détache le plus vite possible de cette petite chose ma foi fort gênante pour leur tranquilité ... sans parler de leur libido !!!!!
Voilà ! Je me devais de le dire, je l'ai dit, chacun est libre d'en penser ce qu'il veut, ou d'éviter d'y penser et de se poser des questions, c'est encore plus facile ... en apparence car qu'on le veuille ou non nos actes ont toujours une influence à court, moyen mais aussi long termes ... alors comme on dit "qui vivra verra" ... et je n'aimerais pas nécessairement être là lors de certaines prises de consciences un peu trop tardives ...
Ceci-dit je vous souhaite avant tout beaucoup d'amour et de bonheur ...
Quant-à monsieur je sais tout ... qu'il disparaisse de nos écrans, ce serait déjà une bonne chose ...
Stef.
ps : et comme je souhaitais que les premiers concernés par l'intervention de cet ... sache ce que j'en ai pensé je viens de transmettre en copier/coller ce message aux organisateurs de l'émission ... à bon entendeur salut !
Posté le 22.06.2006 par steflisa
Etre Papa ...
Etre le père et le repère ...
Etre le lien et le soutien ...
Etre d'amour et de tendresse ...
Etre Papa tout simplement ...
Posté le 22.06.2006 par steflisa
Notre petit coeur et son précieux cadeau pour son "ptit papa d'amour" ...
Comme elle est mignonne ...
Et comme on l'aime !!!
Posté le 19.06.2006 par steflisa

EXTRAIT DU SITE - http://membres.lycos.fr/bullaert/ -
Le vécu de l'accouchement, la douleur et l'accompagnement
Résumé de mémoire de maîtrise - 1993 - Paris V René Descartes Danièle Bullaert, Psychologue en crèche
Introduction
Lors d'un stage en maternité, ma participation à différents niveaux m'a permis de nombreuses observations.
J'ai eu l'occasion de participer à des séances de préparation à l'accouchement.
Ces séances se déroulaient dans un cadre véritablement
sombre, lugubre et froid, avec du matériel ancien.
La pièce était encombrée, il n'y avait aucune chaleur. Et je suis ressortie de ces séances tout à fait soulagée de ne pas être enceinte, tellement le cadre était décalé par rapport à ce que peut représenter une grossesse et une naissance : la vie !
Très peu de femmes osaient poser des questions.
A une séance menée par un kinésithérapeute, j'ai également constaté que beaucoup de femmes étaient totalement désarmées face à des positions ou des mouvements simples à faire;
elles n'osaient pas, ne savaient pas investir leur corps.
J'ai également participé à des séances de chant prénatal où là, à l'inverse, j'en suis ressortie avec le sentiment très fort que tout mon corps souriait; je me sentais pleine du chant. Pourtant, lors de ces séances, certaines femmes n'investissaient pas le chant non plus.
Elles ne chantaient pas ni avec leur corps ni avec leurs émotions. Elles étaient là régulièrement, et à la fois elles étaient absentes, certainement avec une demande non formulée.
A plusieurs reprises, j'ai entendu des remarques sur les femmes qui crient pendant leur travail de dilatation ou d'expulsion.
Visiblement, l'émotionnel est encore trop souvent refusé car il fait peur, surtout si nos propres émotions sont entassées, refoulées depuis des années.
Les cris sont alors ressentis comme une véritable agression.
Pourtant, l'émotion n'est rien d'autre que l'expression de la vie.
De plus, au vu des dossiers médicaux, j'ai été très surprise par le nombre de préparations suivies par femme et le déroulement de leur accouchement ainsi que par le nombre de demandes de péridurale, malgré la variété des préparations proposées.
Pourquoi j'ai choisi plus précisément le thème de la douleur et de l'accompagnement ?
La raison principale est mon expérience personnelle.
J'ai fait un travail sur moi par l'intermédiaire de la thérapie holotropique de Stanislas Grof.
La méthode repose entre autre sur l'accélération simple du rythme respiratoire qui peut permettre le relâchement des défenses psychologiques, de revivre des expériences périnatales, de dénouer les traumatismes cristallisés dans les différentes phases de la naissance.
Pour que ces expériences puissent avoir lieu et être maturantes, pour que les émotions archaïques liées à ces expériences puissent s'exprimer sans crainte, l'accompagnant doit être présent en permanence, étayer les tentatives du patient notamment aux moments de bascule, et par l'intermédiaire de sa parole si nécessaire, du toucher, de sa respiration, de ses gestes,
assurer un effet de contenant, sous réserve de l'accord préalable avec la personne concernée.
Et dans un deuxième temps, l'accompagnant doit aider à
mettre des mots, une compréhension sur ce revécu.
Par ce travail, j'ai pu constater l'importance de la présence de l'accompagnant, pour faire face à la douleur et la souffrance.
En effet, chaque expérience, chaque revécu de traumatisme nécessite, pour qu'elle soit maturante, un étayage sur une mère suffisamment bonne, l'accompagnant en étant le substitut.
La deuxième raison se situe au niveau de l'évolution historique de l'acte d'accoucher.
Autrefois, la femme qui accouchait avait le droit de
crier, de s'agiter, le droit et même le devoir. Le cri était la manifestation de la souffrance, permettait la libération de l'appréhension, de dire sa douleur pour l'atténuer; mais c'était aussi et surtout un appel à l'aide et au réconfort, ce qui avait pour résultat immédiat de faire accourir toutes les voisines et plus particulièrement la matrone, la femme-sage, la sage-femme.
Jacques Gelis dans son livre " L'arbre et le fruit" parle de "ruche bourdonnante" faite de solidarité féminine, où chaque femme avait sa fonction.
Ainsi, à aucun moment la femme qui accouchait se retrouvait seule.
A partir des premières contractions jusqu'à l'expulsion, il n'y avait aucun temps mort.
C'était une suite d'interventions permanentes de toutes
sortes.
La femme qui accouchait recherchait du secours à l'extérieur mais découvrait aussi par elle-même des attitudes, des postures qui la soulageaient, facilitaient et activaient le travail de dilatation.
Aussi j'ai voulu étudier l'influence de la péridurale sur le vécu de l'accouchement, sa place et son rôle, la présence d'éventuels facteurs prédéterminants le déroulement de l'accouchement.
J'ai donc comparé le vécu des femmes ayant accouché sous péridurale au vécu de femmes ayant accouché naturellement, l'ensemble étant constitué de femmes primipares, toutes de nationalité française afin d'éviter les influences culturelles.
Résultats
Chez les femmes qui ont accouché sous péridurale, j'ai noté qu'elles étaient majoritairement multi-gestes, donc présentant plus d'antécédents ( FCS, IVG ).
Elles sont globalement plus préparées ( jusqu'à trois réparations ); certaines d'entre elles ne vivent pas avec le père ou le père est parti.
La moyenne d'âge est plus élevée et certaines d'entre elles ont décidé de leur grossesse sans l'accord ou à l'encontre du désir du père.
Les femmes qui ont accouché naturellement, elles, sont majoritairement primi-gestes et ont plus fréquemment : soit une pratique de sport régulière ( actuelle ou dans le passé ) soit une pratique d'instrument à vent, activités qui impliquent un investissement du corps et de la respiration.
Elles sont plus jeunes et vivent avec le père de l'enfant.
J'ai noté quatre secteurs de facteurs d'angoisse potentielle au moment de l'accouchement pour lesquels l'indice est plus élevé chez les femmes qui ont accouché sous péridurale.
Deux secteurs concernent la biographie de la femme et deux autres leur grossesse.
Le premier secteur est celui de la pathologie personnelle qui regroupe :
. les traumatismes causés par des opérations graves
. les maladies graves
. les accidents corporels
. la pathologie psychosomatique
Le deuxième secteur est celui de la féminité qui regroupe :
. la pathologie gynéco-obstétricale ( FCS, IVG entre autres )
. les informations sexuelles et obstétricales
. les événements négatifs dans la trajectoire de la vie féminine
. les perturbations du vécu féminin
A noter que si l'on supprime les FCS et les IVG de ce secteur, il n'est plus significatif.
Ce qui confirmerait que le fait d'être multi-gestes est une
caractéristique importante chez les femmes qui ont accouché sous péridurale.
Le troisième secteur est celui des troubles de la maternalité,
c'est-à-dire :
. la non acceptation de l'enfant
. la crainte de ne pas savoir s'occuper de l'enfant
. les problèmes de sexualité
. ou encore les rapports sexuels douloureux.
Enfin le dernier secteur d'angoisse potentielle est celui des symptômes psychopathologiques qui peuvent être :
. les craintes avouées
. les fantasmes
. les cauchemars
. les angoisses relatives à la femme :
- la peur de l'accouchement : peur de mourir, de souffrir
- les craintes narcissiques ( relatives aux déformations corporelles )
- les angoisses relatives à l'enfant : la peur d'anormalité, la peur de prématurité, les angoisses diffuses, les rêves d'angoisse.
Au niveau des peurs, globalement, les entretiens des femmes qui ont accouché naturellement reflètent plus de peurs mais elles sont concises, précises, moins fantasmatiques, comme si ces femmes avaient posé leurs peurs pour passer à autre chose.
Alors que les femmes qui ont accouché sous péridurale parlent de leurs peurs de façon beaucoup plus chargée de termes anxiogènes et de fantasmes.
Pourtant, elles sont globalement plus préparées. Peut-être que l'élaboration psychique des peurs serait proportionnelle à la difficulté de traverser ces peurs et de faire avec, et sans doute servirait à cacher une autre peur, une autre angoisse beaucoup plus profonde qui serait restée sous silence.
La péridurale aurait un rôle d'isolement pour tenter d'éviter une hémorragie psychique face à ce flot de paroles au sujet des peurs à un moment où la femme est extrêmement fragilisée psychologiquement.
La péridurale serait une tentative d'anesthésie de la souffrance psychique.
A noter qu'une seule femme ayant accouché sous péridurale a parlé de peur par rapport à la solitude pendant l'accouchement. De même, comme on le verra plus loin, les femmes qui ont accouché sous péridurale parlent beaucoup moins de leur mari et de l'entourage, l'accompagnement ne fait pas partie de leur critère d'accouchement idéal.
Par rapport à la place du père, de façon générale, les femmes qui ont accouché naturellement sont plus en relation avec leur mari; le père occupe une place plus importante notamment au moment de l'accouchement ( trois fois plus de citations ).
En ce qui concerne la place de l'accouchement dans la vie d'une femme, les réponses de celles qui ont accouché naturellement concernent plus l'enfant, le couple, leur nouvelle place, donc le résultat de l'accouchement et ce qu'il implique, plutôt que l'accouchement lui-même.
Sans doute, ces femmes ont une image différente de la famille et du couple. A l'inverse, les femmes qui ont accouché sous péridurale donnent des réponses beaucoup plus par rapport à l'acte d'accoucher.
Visiblement, pour ces dernières, l'accouchement a une place beaucoup plus importante dans leur vie, ce qui irait dans le sens d'une représentation différente de la maternité et d'un besoin de revalorisation narcissique.
Et ce qui est le plus important entre la conception et le jour de l'entretien pour les femmes qui ont accouché naturellement, c'est la naissance de la famille, la transformation dans leur relation de couple alors qu'à nouveau pour celles qui ont accouché sous péridurale, c'est leur accouchement, leur grossesse, elle-même.
A la question "A quoi pourriez-vous comparer l'accouchement", j'ai constaté que les femmes qui ont accouché sous péridurale n'ont pas pu comparer l'accouchement à quoi que ce soit, ou encore, leurs réponses se référaient à elles-mêmes avec une connotation de soulagement et une certaine satisfaction comme si la péridurale leur avait permis d'atteindre cette image de mère qu'autrement elles craignaient peut-être de ne pas atteindre. Alors que celles qui ont accouché naturellement ont donné des réponses souvent plus élaborées, en référence à la nature, à la vie.
Pour ce qui est de l'expression "accouchement sans douleur", pour la majorité, dans les deux groupes, l'accouchement sans douleur véritable, à l'heure actuelle, c'est la péridurale. Toutefois, le thème des femmes qui ont accouché naturellement, évoque le contrôle, la maîtrise, la conscience, la concentration; chez les autres femmes, leur thème, curieusement, évoque la douleur ( inévitable, c'est normal, c'est logique, il faut un minimum de douleur ).
Et à nouveau, peut-être peut-on y voir l'indice d'une douleur psychique qui persiste derrière la péridurale, et donc l'échec de l'anesthésie psychologique.
L'accouchement idéal n'est pas défini par les mêmes critères dans les deux groupes.
Chez les femmes qui ont accouché naturellement, le premier critère fait référence à l'entourage, sa fonction ( être aidée moralement, faire les choses ensemble, ne pas être seule, une équipe médicale en harmonie, tenir les mains, respirer avec nous ) alors que chez les femmes qui ont accouché sous péridurale, il n'y a pas de référence à l'entourage.
Leur premier critère d'accouchement idéal concerne la douleur (avec un minimum de douleurs, moins de douleurs, pas douloureux, si les douleurs sont gérables) et leur deuxième critère porte sur le déroulement de l'accouchement (par vois basse, l'épisiotomie, les forceps).
A nouveau l'intérêt des femmes qui ont accouché sous péridurale est directement porté sur l'accouchement lui-même.
Conclusions et réflexions
Suite à l'analyse de ces résultats, j'ai émis l'hypothèse que si la maternité et la féminité sont acceptées sans difficulté importante alors l'accouchement est accepté en tant que tel, comme une étape, et l'intérêt de la femme porte sur ce que l'accouchement va entraîner.
Alors que pour les femmes qui ont accouché sous péridurale, qui sont en moyenne plus fréquemment multi-gestes, le refus de la douleur et faire avec, symboliserait toutes les difficultés d'adaptation face à la situation nouvelle d'intégration de leur nouveau rôle de mère.
La péridurale serait demandée en tant qu'objet transitionnel pour leur permettre. une tentative d'anesthésie de la douleur psychique face à un deuil difficile à élaborer qui est. de quitter leur identité de fille et d'aborder celle de mère. et de palier à l'absence de substitut maternel pendant l'accouchement
Pour situer la place de la péridurale, j'ai utilisé aussi bien ce que l'on peut observer pendant un accouchement aujourd'hui, dans les siècles passés, mais aussi dans d'autres pays, notamment en Inde et en Afrique.
Si la médecine a réussi à transformer la naissance en acte médical, c'est, entre autre, parce que la plupart des femmes sont d'accord avec cette situation; et ce pour plusieurs raisons que je qualifierai de confort immédiat dans une situation où elle est extrêmement fragilisée et où elle ne peut pas remettre en question toutes les influences conscientes et inconscientes qui constituent le répertoire des comportements acceptés dans une société donnée.
La raison la plus ancienne est l'isolement, dû à la naissance de la famille nucléaire courant du 17ème siècle.
La deuxième raison est le type de maternage distal, avec un minimum de contacts physiques, qui comporte outre la nécessité de l'objet transitionnel, de nombreux autres objets intermédiaires (boites à musique, nombreux jouets) alors que la maternage proximal, en Inde et en Afrique, comporte entre autre des massages rituels intenses de l'enfant qui contribuent à l'acquisition d'une enveloppe corporelle.
La troisième raison est le désinvestissement progressif du corps que nous pouvons observer au niveau de la vie de tous les jours : respiration, toucher, sport, musique, travail.
Le corps devient une machine sans âme ni coeur, ce qui entraîne une déshumanisation des rites de passage, une misère psychique intense quotidienne et donc un refus total de douleur supplémentaire.
Je pense que si une femme n'investit pas son corps pour elle-même dès le plus jeune âge, elle ne peut pas l'investir pour son enfant au moment de l'accouchement, surtout si elle n'est pas accompagnée.
Et comment pourrait-elle investir son corps pour elle-même si sa propre mère ne l'a pas investi pour elle dès sa naissance?
Maintenant que j'ai situé la place de la péridurale, je voudrais situer le rôle de l'expression de la douleur et de l'accompagnement pendant l'accouchement.
Pour cela, j'ai mis en parallèle deux situations : celle du bébé qui vient de naître, et celles de la femme qui accouche.
Pourquoi ce parallèle ? Pour plusieurs raisons :
. d'abord ces deux situations entraînent une souffrance qui a besoin de s'exprimer et nécessitent toutes les deux un accompagnement suffisamment bon. ensuite, elles ont plusieurs point communs :
Le premier point est celui de situation extrême qui peut être l'élément primordial de la désintégration psychique, voire de non développement psychique.
Le deuxième point est celui de l'angoisse originaire qui est celle du vide, de l'abandon, de la chute sans fin, de la perte des étayages, d'être laissé tombé.
Le troisième point est celui de la séparation qui peut être vécu comme un arrachage de la peau.
Le quatrième point est celui de la nécessité de la naissance psychique pour que l'expérience soit maturante.
Quand je parle de points communs, c'est dans le sens où tout enfant qui vient de naître passe par les trois premières étapes : la situation extrême, l'angoisse originaire et la séparation; et pour accéder à la naissance psychique, il faut un accompagnement suffisamment bon et des expériences suffisamment positives, sinon l'enfant bascule dans l'autisme primaire.
La femme qui accouche, elle, est aussi passée par les trois premières étapes.
En effet, le degré de régression, le retour au vécu de sa propre naissance, et la résolution plus ou moins harmonieuse de ses propres conflits et émois archaïques peuvent amener la femme à réaffronter l'expérience de situation extrême, d'angoisse originaire, de séparation-arrachage de la peau et entraîner des conséquences psychologiques graves.
Afin d'écarter au maximum ces risques, un accompagnement spécifique suffisamment bon est nécessaire.
Pour définir cet accompagnement nécessaire à l'enfant qui naît et à la femme qui accouche, j'ai utilisé la notion de Moi-peau et de peau psychique empruntée à Didier Anzieu et Esther Bick.
Le Moi-peau s'étaye sur les trois principales fonctions de la peau :
. contenir et retenir ce qui est bon
. marquer la limite avec le dehors et le maintenir à l'extérieur
. c'est aussi un moyen primaire de communication avec autrui.
Il a été démontré, notamment par Hélène Stork, que, par l'apprentissage primaire procédant d'une imprégnation de niveau cutané ou tonico-moteur, le bébé acquiert les limites de son corps, le sens d'un dedans et d'un dehors.
C'est ainsi que naît l'enveloppe peau. A noter qu'en Inde et en Afrique, le bébé acquiert les limites de son corps par imprégnation des massages rituels alors qu'en France par exemple, l'enveloppe peau s'acquiert essentiellement par l'intermédiaire des vêtements.
Pour que ce Moi-peau se transforme en Moi psychique, l'accompagnement doit remplir deux fonctions :
. celle de contenir les mouvements pulsionnels du bébé qui vient de naître, de la femme qui accouche; C'est-à-dire que le contenant (la mère, le thérapeute, le substitut maternel) stable, doit s'offrir dans un premier temps en réceptacle passif au dépôt des "sensations-émotions-images", du bébé, de la femme qui accouche.
Ces sensations-émotions-images sont ainsi
neutralisées sans être détruites.
Le contenant doit donc permettre l'expression émotionnelle.
. la deuxième fonction correspond à l'aspect actif de transformation
des sensations-émotions-images qui doivent être restituées au bébé, à la femme qui accouche, en représentations élaborées rendues ainsi tolérables et utilisables pour constituer des pensées, pour qu'il y ait naissance psychique
S'il y a carence d'une des deux fonctions de l'accompagnement, différentes formes d'angoisse peuvent apparaître : l'angoisse de mort, l'angoisse de morcellement, d'anéantissement avec différentes conséquences psychologiques graves.
Et la femme qui accouche, si elle n'est pas suffisamment bien accompagnée va chercher. à étancher l'hémorragie psychique, à détourner ses conflits et émois archaïques. en obstruant la blessure, et ce, en faisant de la péridurale une utilisation pathologique.
Avant de conclure, je voudrais parler de l'empreinte de la naissance.
Au cours d'une séance de relaxation, une personne a revécu certains moments de sa naissance; pour l'avoir observée et entendue après son expérience, je peux affirmer que les contractions, leurs rythmes deviennent un souvenir.
Voici un extrait de son témoignage :
" J'ai notamment revécu le dernier instant de l'expulsion : j'ai senti l'ouverture du vagin sur tout le cuir chevelu, ça s'ouvrait doucement, jusqu'au moment où j'ai senti que ma tête était sortie; tout de suite après, c'était une chute soudaine, sans fin, avec une angoisse originaire, une angoisse d'anéantissement; puis tout a basculé, je me suis sentie tenue par les pieds, la tête en bas.
Cette jeune femme qui a bien voulu partager son expérience de relaxation nous a parlé un peu plus longuement de sa naissance :
"Pour ma naissance, une des difficultés a été à la fin du travail de dilatation. Je ne m'engageais pas. Comme m'a dit ma mère, " tu n'as vraiment rien fait pour m'aider !" et c'est une sage-femme, debout sur un tabouret, qui a appuyé de tout son poids sur le ventre de ma mère pour m'engager dans le travail d'expulsion"
C'est ce qui va former la "réaction prototypique" de Arthur Janov.
En effet, comment, quand un enfant ne participe pas au choix primordial d'entrer dans la vie", peut-il prendre des décisions importantes dans sa vie d'adulte sans avoir ce besoin constant d'être poussé ?. comment un adulte peut-il porter un réel intérêt à la vie quand il n'a pas choisi lui-même de naître ?. quels sens les contacts physiques peuvent-ils avoir lorsque ces premiers
contacts ont été un poids écrasant d'adulte sur soi ?
Cette empreinte de la naissance et la réaction prototypique expliquent : la différence de comportements chez les femmes qui accouchent, certaines demanderont plus vite la péridurale : en effet, plus grande est la valeur de charge de la souffrance précoce, moins forts doivent être les stimuli externes qui la déclenchent.
. la différence de comportements au sein d'une équipe médicale.
Dans les accompagnements que j'ai pu réaliser, j'ai réellement constaté une différence importante au niveau des sages-femmes vis à vis de la femme qui accouche, qui souffre, qui crie, qui bouge, qui pleure, qui pose des questions, qui refuse de rester sur la table, qui refuse de garder le monitoring
En effet, certaines sages-femmes se sentent débordées par les émotions de celle qui accouche.
Et mon travail, depuis plusieurs années en thérapie émotionnelle, et plus récemment en thérapie holotropique, m'a permis de me sentir réellement à l'aise face au vécu émotionnel des femmes que j'ai accompagnées.
Je me suis sentie libre par rapport à ma propre naissance, et donc totalement disponible pour la femme qui accouchait.
En conclusion,
- étant donné toutes les influences subies qui constituent le répertoire des comportements acceptés dans notre société,
- l'isolement dû à la famille nucléaire, le maternage distal, le désinvestissement progressif du corps,
- étant donné l'importance de l'empreinte de la naissance et de la réaction prototypique, la nécessité du bon déroulement de la naissance psychique de la nouvelle mère et de l'expression de sa souffrance,
il me paraît indispensable que :
. l'accompagnement soit proposé de façon systématique afin de limiter l'utilisation de la péridurale. par une femme (substitut maternel), ayant effectué un travail émotionnel et un travail sur sa propre naissance pour être totalement dégagée de ses propres souffrances, donc disponible. et pour effectuer un entretien quelques jours plus tard, dans un but de prévention, de dépistage de problèmes précoces mère-enfant,. et plus simplement pour mettre des mots sur le vécu de l'accouchement, aider à intégrer le nouveau rôle de mère, répondre à son besoin de
reconnaissance et de revalorisation narcissique à un moment où elle est parfois délaissée au profit du nouveau-né.
Posté le 17.06.2006 par steflisa
PRENDRE UN ENFANT PAR LA MAIN (Yves Duteil)
Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain,
Pour lui donner la confiance en son pas,
Prendre un enfant pour un roi.
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois,
Sécher ses larmes en étouffant de joie,
Prendre un enfant dans ses bras.
Prendre un enfant par le cœur
Pour soulager ses malheurs,
Tout doucement, sans parler, sans pudeur,
Prendre un enfant sur son cœur.
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois,
Verser des larmes en étouffant sa joie,
Prendre un enfant contre soi.
Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l'amour.
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins,
Vivre sa vie des années, puis soudain,
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin,
Prendre un enfant pour le sien.
Posté le 20.05.2006 par steflisa
Lisa à quelques jours d'existence ...
MAGNIFIQUE TEMOIGNAGE QUI N'EST PAS DE MOI MAIS QUI EST "MATERNELLEMENT" BOULEVERSANT !!!
EXTRAIT D'UN SITE TRES RICHE SUR L'ALLAITEMENT PROLONGE ET LE MATERNAGE :
http://www.allaitement.ca/theme.asp?pubs_id=81&theme=parents
Tout en regardant tendrement son nouveau-né, elle m’avait simplement demandé : «Est-ce vraiment moi qui ai fait ça?»
Elle avait eu une belle grossesse pendant laquelle elle avait pris le temps de tout organiser d’avance : les meubles de bébé, une liste de gardiennes et le mode d’emploi pour élever cet enfant. Comme l’itinéraire d’un voyage, elle croyait avoir tout prévu pour les prochaines années et ce, avec toute sa logique.
Elle ne savait pas si elle allait allaiter. Comme la plupart des femmes, elle était mal informée sur les avantages de l’allaitement. En fait, on lui avait bien plus souvent mentionné les désavantages de l’allaitement. Bien sûr, personne ne lui avait mentionné les désavantages du lait artificiel. Donc, la veille, lors de ses premières contractions, elle se sentait prête à «gérer» ce petit être. Toutefois, elle avait oublié un aspect.
Maintenant qu’il était là, si fragile et adorable, toutes ses convictions avaient basculé en quelques minutes. Elle était toute décoiffée et cernée, elle avait mal partout et pourtant elle était la plus belle et la plus heureuse femme du monde. Peu de temps après la naissance, elle avait pu prendre son bébé dans ses bras et elle s’était sentie envahie d’un sentiment qu’elle n’avait jamais éprouvé auparavant. Cette émotion si intense, si vibrante et si enivrante qu’est l’amour inconditionnel. Elle avait commencé à sentir cet amour durant sa grossesse, mais elle ne se doutait nullement que cette émotion deviendrait aussi intense. Dès qu’est sorti ce petit être, encore inconnu, elle savait qu’elle l’aimerait toute sa vie : qu’importe ce qu’il deviendrait !
On lui avait offert de l’aider à mettre son bébé au sein. Et, tout naturellement, sans réfléchir, elle avait accepté. C’est alors qu’elle comprit ce que pouvait représenter l’allaitement dans le lien d’une mère et de son enfant. Elle comprit comment elle pouvait, avec son corps, continuer à combler en tout point son nouveau-né. Elle commençait aussi à comprendre combien elle avait besoin de son bébé et de cette relation d’allaitement. Ce geste si beau, qu’elle considérait auparavant plutôt étrange, lui paraissait aujourd’hui tellement naturel. Contempler son petit téter paisiblement à son sein, sentir son petit corps collé à sa peau et savoir qu’elle lui donnait le meilleur lait l’émurent profondément.
Plus jamais elle ne serait la même. En plus d’être une femme, elle se sentait plus grande, plus forte, plus complète : elle était maintenant une mère.
En même temps que la naissance de son enfant, elle était née à nouveau. Pour elle et son conjoint, une nouvelle vie débutait. Elle vivra des moments merveilleux et d’autres plus difficiles. Malgré tous les sacrifices et toute l’énergie qu’elle devra déployer, elle n’aura plus jamais envie de retourner en arrière.
Après quelques jours passés avec son nouveau bébé, elle m’a demandé pourquoi je ne l’avais pas avertie de tout cela durant sa grossesse. Y a-t-il vraiment des mots pour expliquer ce que l’on vit en devenant maman? Je lui ai seulement répondu qu’il fallait le vivre pour le comprendre. J’espère que tous vos beaux souvenirs de ces premières heures sont ancrés dans votre mémoire, car si vous êtes comme cette nouvelle mère, ils resteront parmi les plus beaux moments de votre vie.
Joyeuse Fête des Mères!
de Geneviève D.
Autres textes :
Jouer :
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Faire équipe avec son médecin :
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Réflexions :
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Savoir s'entourer :
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Une belle et heureuse naissance :
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Allaitement, en prolongation !
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Nos nouveaux rôles :
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PUISSIEZ-VOUS PRENDRE AUTANT DE PLAISIR QUE MOI A LA LECTURE DE CES ARTICLES, TEMOIGNAGES ET EXPERIENCES DE VIE TOUT SIMPLEMENT ...
Posté le 14.04.2006 par steflisa
EXTRAIT DU SITE : http://maternage.free.fr/maternage.htm
Qu'est-ce-que le maternage ?
Le maternage désigne l'art de s'occuper d'un enfant à la manière d'une mère.
Cela sous-entend d'une part, que la manière de faire d'une mère diffère de celle de toute autre personne amenée à s'occuper d'un enfant qui n'est pas le sien.
On sait bien que personne n'est plus habilitée que la mère biologique à interpréter les signaux de son nouveau-né et à y répondre adéquatement.
Cela sous-entend aussi que le maternage est inscrit biologiquement en chaque mère. C'est ce qu'on appelle communément l'instinct maternel.
A l'image de tous les mammifères, nos bébés sont conçus dans nos ventres, y grandissent grâce au travail du placenta et naissent en en sortant reliés par un cordon ombilical, totalement immatures et dépendants des soins qui vont leur être procurés.
De même, le corps de toutes les mères élabore, à leur insu même, les différentes hormones qui entrent en jeu à la naissance chez tous les mammifères.
Mais l'espèce humaine, plus évoluée, a développé un néo-cortex impressionnant qui enveloppe notre cerveau limbique, plus primitif et plus "animal".
C'est pourquoi, influencés par notre culture occidentale qui privilégie la séparation d'une part, et par le savoir scientifique survalorisé d'autre part ; nous pensons parfois ne plus être doté d'instinct et ressentons fortement le besoin d'un mode d'emploi pour s'occuper de notre bébé. Nous avons été préparés à jouer à la poupée.
On nous a enseigné qu'il faut donner à l'enfant son biberon à boire, lui changer sa couche, et le recoucher dans son berceau.
On ne nous a pas enseigné qu'il avait besoin de contact, de présence, de chaleur humaine et d'échanges, avec ou sans paroles.
Certaines d'entre nous le savent, d'autres ne savent pas qu'elles le savent...
Des êtres de lien...
Une situation spécifique et nouvelle
Des différences fondamentales
Comment se crée le maternage
Les conséquences du non-maternage
Les erreurs principales
Changer l'éducation pour changer l'homme ...
EXTRAIT DU SITE :
http://maternage.free.fr/maternage.htm
Posté le 14.04.2006 par steflisa
LA PLACE DU PERE ...
L’un des moments les plus magiques de la vie d’un homme est la naissance de son enfant. Certains ne l’auraient raté pour rien au monde. Ils se rappellent l’avoir regardé se débattre et pleurer quand il a découvert le monde. Ils se rappellent comment bébé s’est arrêté pour les écouter lui murmurer leur amour et leurs promesses. Et des années plus tard, passer du temps avec leurs enfants reste une de leurs activités préférées. Ne pas passer du temps avec eux est inconcevable.
Pour beaucoup de pères ce n’est hélas pas le cas. Il restent assis dans la salle d’attente de la maternité, se tapant dans le dos et se congratulant l’un l’autre pour le travail bien fait, alors que leur enfant fait son entrée dans le monde sans un père à ses côtés. Le jour qui suit la naissance et tous les jours qui suivent sont remplis d’occasions ratées pour nouer un lien avec leur enfant et influencer la direction que prendra cet enfant dans sa vie. Ils raisonnent en se disant qu’ils se sacrifient pour leur famille en faisant de longues heures au travail et justifient leur distance sur le plan émotionnel comme un modèle pour survivre dans « un monde froid et cruel ». A manger sur la table, et un toit sur la tête c’est bien, mais rien ne remplace l’amour et la relation privilégiée avec un père.
Comment les pères construisent ce lien ? Quels obstacles leur faut-il franchir ? Et quels sont les moyens concrets qu’ont les pères pour renforcer leurs enfants intellectuellement, émotionnellement, spirituellement, et physiquement ? Pour y répondre, des psychologues ont posé la question à des pères qui sont très proches de leurs enfants. Comment a-t-on pu voir qu’ils étaient proche de leurs enfants ? La question a été posée aux maman d’abord !
http://www.jeunepapa.com/psycho-9.html
Posté le 14.04.2006 par steflisa
Le sommeil chez les bébés animaux et chez le petit humain
L'homme est un animal. Si certains de nos comportements s'éloignent des schémas dits naturels, il n'en reste pas moins vrai que nous partageons encore de nombreuses fonctions physiologiques avec certains de nos cousins sauvages. Notre attention nous porte ici vers le nourrisson, qui est le stade de développement de l'être humain le moins marqué par la société humaine qui l'entoure. Le comportement du nouveau-né est très vraisemblablement bâti selon des schémas qui ne doivent presque rien à la culture humaine. Il y a fort à parier que le bébé du XXe siècle réagit de la même façon que le bébé de l'homme préhistorique. Les conditions de vie de cette époque lointaine ont charpenté nos comportements les plus archaïques mais néanmoins toujours actifs : chercher de la nourriture, échapper aux prédateurs, souffrir, mourir, survivre parfois, … tel était notre lot quotidien. C'est encore ce que vivent les primates de nos jours. Ainsi de nombreux réflexes du nouveau-né humain se retrouvent chez le nouveau-né gorille ou chimpanzé. L'intérêt d'une observation chez ces animaux est donc, dans le domaine qui nous intéresse, aussi pertinente que peut l'être une étude comparative entre des animaux et l'espèce humaine.
Comportement nocturne des animaux
D'une façon générale, le sommeil peut être envisagé comme un état, et ce sont alors les physiologistes qui le décrivent. Ou comme un comportement, et dans ce cas les éthologues ont la parole. Le plus souvent, le discours emprunte à l'un comme à l'autre des bribes d'observations. Selon les zoologues (1), il n'existe pas de définition satisfaisante du sommeil. Certaines caractéristiques du comportement peuvent indiquer qu'un animal dort, mais elles trouvent le plus souvent des contre-exemples : immobilité (mais chez les mammifères les bébés tètent en dormant), réactivité amoindrie (mais jamais annulée), recherche d'un lieu sûr pour le repos (mais parfois assoupissement brutal). De même la ou les fonctions du sommeil ne sont toujours pas très claires : réparation ? Développement ? D'une façon générale, un rythme circadien s'observe, et des schèmes se répètent régulièrement toutes les 24 heures. Certaines espèces sont dites nocturnes, l'homme lui fait partie des animaux à activité diurne. Il s'agit d'un caractère biologique puissant : si certains adultes peuvent supporter une activité nocturne, cela n'a jamais été observé chez les jeunes enfants. Mais ce qui nous intéresse plus particulièrement ici est l'environnement du jeune durant son sommeil, et entre autre la présence à ses côtés, ou non, de congénères et les interactions que le jeune aura avec eux.
Pour qui a cotoyer dans sa vie des animaux, une observation rapide révèle que pour une grande majorité des espèces animales, les petits dorment contre un adulte, le plus souvent leurs parents, et très souvent leur mère. Mais au-delà du simple constat d'une universalité dans ce comportement qu'est le sommeil partagé, il peut être utile de dégager les fonctions de ce comportement. Les fonctions d'un comportement, telles qu'elles sont envisagées dans le monde des espèces vivantes, sont bien souvent impérieuses, c'est à dire que leur activation est nécessaire pour le bon développement de l'individu et au-delà, de l'espèce.
Nous allons nous intéresser plus précisément à quatre caractères qui permettent chacun de classer les animaux en deux groupes (le groupe qui possède le caractère et son groupe complémentaire). Nous distinguerons ainsi les espèces à sang chaud et les espèces à sang froid ; les espèces dites " à terrier " ou " à nid " (nidicoles) et celles sans refuge (nidifuges); les mammifères et les non-mammifères ; les espèces où une portée comptent un individu, rarement deux, et les autres où le nombre est la loi. Dans les trois premiers groupes, la présence d'un partenaire durant le sommeil du petit aura (ou non) une fonction associée. Dans le quatrième groupe, le caractère observé concerne la nature du congénère présent. Prenons les dans cet ordre.
-Sang chaud/sang froid : la thermorégulation
Tous les animaux doivent maintenir leur température corporelle à un certain niveau. Pour se protéger du froid, les animaux ont trois types de stratégies : augmenter leur taux métabolique (en absorbant de la nourriture, en frissonnant, en remuant), empêcher la déperdition de chaleur (en hérissant le poil, par des dépôts de graisse sous-cutanée, en se pelotonnant contre des congénères), bénéficier d'une source de chaleur extérieure (soleil, chaleur dégagée par un congénère). Contrairement aux lézards, le corps des animaux à sang chaud est lui-même une source calorifique de toute première utilité. Donc pour les animaux à sang chaud, se pelotonner contre un animal, c'est limiter leur déperdition de chaleur mais également bénéficier de la chaleur de l'acolyte : le contact corporel entre les individus est alors un moyen efficace de maintenir une température corporelle suffisante, en particulier la nuit quand la température baisse. Les petits sont d'une façon générale fragilisés par leur immaturité et leur capacité amoindrie de lutter contre le froid. Dormir contre un adulte, un membre de la fratrie, ou tout autre partenaire, aura donc comme fonction de maintenir la température du corps des petits à un niveau satisfaisant.
-Nidicole/nidifuge
D'une façon générale, la période du sommeil est un temps de danger : une réactivité amoindrie implique une réponse moins efficace au danger. Pour les animaux qui construisent un refuge (par exemple le renard, le lapin, de nombreux oiseaux), celui-ci pourra constituer un lieu relativement sûr. En particulier, les petits pourront y rester un moment en absence de surveillance des parents, et en relative sécurité. Les parents peuvent alors vaquer à certaines occupations sans leurs petits, comme chercher de la nourriture. Cette protection dépend de la technique dont sait faire preuve l'espèce. Les oiseaux ont développé des procédés très performants. D'autres sont plus sommaires : la femelle guépard cache ses petits dans les herbes hautes quand elle doit partir à la chasse, ce qui ne constitue qu'une faible protection. Les animaux sans refuge ou qui ne construisent pas de terriers ou de nids dignes de ce nom, ne peuvent pratiquement pas se séparer de leurs petits, de jour comme de nuit. C'est le cas de nombreux carnivores, comme certains félins, d'herbivores comme les gnous, zèbres, et des singes. Cependant, y compris chez les animaux qui bénéficient d'une relative sécurité grâce à leur habilité à construire un refuge, la présence d'un adulte reste toujours un facteur de sécurité pour le petit. Tant que son développement ne lui permet pas un certain niveau d'autonomie, seules des raisons impérieuses comme la recherche de nourriture éloigneront l'un ou les deux parents , et toujours pour des durées les plus courtes possibles. Ces abris peuvent également protéger les petits du froid. Très souvent, ils sont aménagés pour diminuer la déperdition de chaleur, grâce à l'apport d'éléments comme des plumes, de végétaux morts, de débris de toute sorte. Mais chez toutes les espèces, y compris celles qui construisent de véritables châteaux forts douillets comme les castors ou les lapins, les adultes dorment aux côtés de leurs petits la nuit. La différence entre espèce nidicole et espèce nidifuge se lit dans le comportement diurne, mais non dans le comportement nocturne.
- Mammifères/non-mammifères
La particularité fondamentale des mammifères est la présence indispensable pour le bébé de sa mère. La raison en est toute simple : la femelle allaite ses petits et elle restera l'adulte le plus important pour le petit jusqu'à son sevrage. Y compris chez les espèces où l'espacement des tétées permettrait au petit de dormir contre un autre adulte, par exemple pour des herbivores comme les daims ou les lapins (une tétée quotidienne), c'est presque toujours la mère qui assurera la fonction d'élever les petits. Il arrive que chez des espèces animales vivant en groupe, des adultes autres que la mère assurent certaines de ces fonctions auprès des petits, y compris la fonction nourricière. Ainsi les petits lionceaux tètent-ils parfois une autre lionne que leur mère. Ces animaux dorment également en groupe, les uns contre les autres : les petits se trouvent alors eux aussi en contact avec d'autres adultes. Pour d'autres espèces, peut-être plus nombreuses, la relation mère-bébé est exclusive. Il arrive que des bébés orphelins ne soient pas recueillis par une autre femelle, phénomène bien connu des éleveurs de moutons. La mère reste un point d'ancrage incontournable dans toutes les espèces de la classe des mammifères. De toutes ces remarques et des précédentes, il découle que les petits mammifères dorment tous contre leur mère quand celle-ci n'a pas d'activité telle que la recherche de nourriture. Et donc quand la mère dort la nuit, ses petits dorment auprès d'elle, blottis contre son corps.
-Nombre de petits par portée
Dans les espèces où chaque portée compte au moins deux ou trois individus qui dorment les uns contre les autres, la présence permanente d'un adulte est moins indispensable que chez les espèces qui n'ont qu'un petit par portée. Ainsi chez certains carnivores à terrier comme les renards, quand les adultes partent à la chasse, les jeunes trop petits pour les accompagner restent seuls, cachés à l'abri du terrier et profitent de la présence des autres membres de la portée pour se réchauffer. C'est également le cas chez de nombreux oiseaux. Quand le petit est seul, il développe évidemment un lien exclusif très fort avec sa mère ou ses deux parents car il ne peut bénéficier du contact d'un frère ou d'une sœur (en général les aînés ont quitté la cellule familiale d'origine). Pour des mammifères, et quand de plus il n'y a pas de terrier ou de nid, le seul endroit où le petit est en sécurité est alors le corps de sa mère . La nuit, mais également le jour. Nous trouvons ce cas de figure chez de nombreux herbivores. Si des compagnons de jeux sont très rapidement des partenaires pour les petits, les contacts se limitent au temps d'éveil ; il n'y a pas de proximité corporelle durant le sommeil comme cela est le cas avec la mère, ou comme cela est le cas avec des frères et sœurs pour les portées nombreuses.
Pour de nombreuses espèces de singe, les petits restent de longs mois en compagnie de leur mère (2) : ainsi le petit singe rhésus reste avec sa mère jusqu'à 3 ans, et dort avec elle au moins jusqu'à deux ans ; un petit babouin tète environ 10 mois, et dort avec sa mère la première année.
A ces trois fonctions physiologiques élémentaires, il convient d'ajouter une fonction relationnelle qui est la consolidation du lien d'attachement entre le petit et l'adulte tutélaire.
Le lien d'attachement chez les animaux et la proximité mère-bébé
Les éthologues ont étudié le comportement animal depuis le début du XIXe siècle. Pour de nombreuses espèces, le lien d'attachement qui unit un petit à un adulte (très souvent la mère, plus rarement la mère et le père), suit un schéma d'installation très précis. L'attachement du petit avec sa mère s'établit durant une période dite " sensible ". Des actions prédéterminées doivent se succéder dans un certain laps de temps pour que la capacité du petit comme de sa mère à s'attacher l'un avec l'autre s'exprime. La proximité permanente, jour et nuit, est un élément majeur de cet établissement. C'est le cas pour les fameuses oies de Lorenz, et pour de nombreuses espèces domestiques (chèvres, moutons) : si des séparations ont lieu à certains moments du développement du petit, le lien d'attachement soit ne se réalise pas, soit se réalise avec un autre objet d'attachement que l'objet naturel.
Les expériences de Harlow sur les macaques Rhésus ont montré qu'en absence de sa mère, le contact avec une fourrure chaude et la présence d'un objet en balancement léger étaient des éléments sécurisant bénéfiques pour le développement du petit singe. Mouvement et chaleur sont donc des éléments indispensables pour réconforter les petits et participent activement à la création du lien d'attachement entre un petit et sa mère.
La conclusion de toutes ces expériences est claire (3) : la séparation forcée est toujours un facteur qui diminue la possibilité de s'attacher, et donc obère le développement des jeunes, en aboutissant parfois à des comportements individuels et sociaux anormaux ; ou encore, le contact physique entre la mère et son petit est fondamental pour l'établissement du lien d'attachement, et ce pour de nombreuses raisons.
Les grands singes
L'homme fait partie des grands singes (gibbon, chimpanzé, orang-outan, gorille, bonobo). Ce sont des animaux à sang chaud, sans terrier , qui allaitent leur petit, en général un par portée. D'après tout ce qui vient d'être dit, la présence indispensable de la mère le jour comme la nuit parait évidente. Le petit primate dort donc contre sa mère toutes les nuits sans exception. Et les siestes (périodes de sommeil diurne) se dérouleront également le plus souvent dans les bras ou sur le dos de la mère. En d'autres termes, le bébé primate passe tout son temps de sommeil contre sa mère.
La question qui peut être posée ici concerne la durée de ce comportement. Car même si le sommeil est rarement solitaire y compris chez les adultes, le corps maternel ne sera pas toujours le support privilégié qu'il est pour les petits. Il semblerait que la durée du sommeil partagé mère-bébé soit liée à la durée de l'allaitement, et que le jeune singe quitte sa mère quand celle-ci met au monde un nouveau petit (ce qui correspond à peu près à la fin de l'allaitement). Chez les grands singes les durées d'allaitement vont de trois ans à cinq ans. Par exemple le chimpanzé qui est allaité 4 ans, dort avec sa mère les 3-4 premières années. C'est souvent à cet âge que le petit primate quittera sa mère, parfois pour aller dormir seul, plus souvent pour dormir en groupe avec d'autres congénères.
Le comportement habituel des bébés dans le monde occidental de nos jours
Deux éléments d'étude seront analysés ici : les représentations populaires sur le sommeil partagé, accessibles dans les illustrations de certaines publicités ; les connaissances des spécialistes faisant l'objet de communications. Ces dernières collectent le plus souvent des données chiffrées et étudient les associations éventuelles entre plusieurs facteurs (par exemple entre l'origine ethnique et la fréquence du sommeil partagé).
Entre solitude et proximité : représentations et réalités
Comment dorment les enfants ailleurs ? Comment dormaient-ils autrefois en Europe ?
Deux comportements de l'enfant seront ici dissociés : le sommeil nocturne d'une part ; le sommeil diurne d'autre part. Le premier est associé au sommeil des adultes ; le second par contre se déroule alors que les adultes sont le plus souvent actifs, bien que dans de nombreux pays chauds, les adultes fassent la sieste.
Les observations s'attachent en général à décrire l'environnement matériel (type de couchage, localisation dans l'habitation) et les comportements associés au sommeil de l'enfant, c'est à dire son comportement propre (période de sommeil et d'éveils, analyse de paramètres physiologiques) et celui de son entourage (présence ou non de la mère, du père, de la famille, etc.).
Concernant le sommeil nocturne, les descriptions distinguent en général deux séquences consécutives : l'endormissement de l'enfant, période séparant l'état d'éveil du début du sommeil, et le sommeil nocturne de l'enfant proprement dit, jusqu'au réveil matinal définitif. Le premier épisode est court dans le temps et se place souvent dans le champ de l'action : les adultes sont actifs et mettent en place des stratégies plus ou moins longues et complexes pour arriver au résultat désiré. Le deuxième s'étend sur plusieurs heures, et plusieurs items pourront être renseignés : mobilier (lit, berceau, hamac, etc.) ; distance entre l'enfant et les personnes qui s'en occupe (sommeil solitaire ou partagé) ; cause, fréquence et déroulement des réveils. Cette période est plutôt considérée comme un état (l'état de sommeil) avec des éléments qui le consolident et d'autres qui l'interrompent.
http://cododo.free.fr/cadre.htm
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